mercredi 1 juillet 2009
Embrasser l'ange de la mort.
Le dernier moyen pour atteindre la liberté personnelle est de se préparer à l'initiation de la mort, c'est à dire de prendre la mort elle-même comme instructeur. L'ange de la mort peut nous enseigner comment être vraiment vivant, comment le devenir. Nous devenons conscients qu'on peut mourir à tout moment ; seul le présent permet d'être vivant. La vérité est qu'on ne sait pas si on sera encore en vie demain. Qui le sait ? On pense avoir encore de nombreuses années devant soi. Mais est-ce le cas ?
Si nous allions à l'hôpital et que le médecin nous disait qu'il ne nous reste qu'une semaine à vivre, que ferions-nous ? Comme nous l'avons dit auparavant, nous avons deux choix. L'un est de souffrir et de dire à tout le monde : pauvre de moi, je vais mourir, et d'en faire tout un drame. L'autre est de profiter de chaque instant pour être heureux, pour faire ce qui nous fait vraiment plaisir. On peut se dire : Je vais être moi-même. Je ne vais plus vivre ma vie en essayant de faire plaisir aux autres. Je n'aurai plus peur de ce qu'ils pensent de moi. Qu'est-ce que cela peut faire, puisque je serai mort dans une semaine ? Je serai moi-même.
L'ange de la mort peut nous apprendre à vivre chaque jour comme si c'était le dernier, comme s'il ne devait pas y avoir de lendemain. On peut commencer chaque journée en se disant : Je suis éveillé, je vois le soleil. Je vais exprimer ma gratitude au soleil, à chaque chose et à chacun, parce que je suis encore en vie. Je dispose d'un jour de plus pour être moi-même.
Voilà ce que l'ange de la mort nous enseigne : à être complètement ouvert, à savoir qu'il n'y à rien à craindre, à agir avec chacun comme si c'était la dernière fois qu'on les voyait.
Il nous est possible de vivre notre vie de cette manière. Ce faisant, nous nous préparons à l'initiation de la mort. Au cours de cette initiation, le vieux rêve qui loge dans notre esprit mourra à jamais. Oui, il nous restera des souvenirs du parasite, mais ce parasite sera mort.
Il n'est pas facile de choisir cette initiation de la mort, parce que le Juge et la Victime s'y opposeront de toutes leurs forces. Ils ne veulent pas mourir. Qui plus est, nous croyons que c'est nous-mêmes qui allons mourir, et cette mort nous fait peur.
En réalité, lorsqu'on vit dans le rêve de la planète, c'est comme si on était déjà mort. Celui qui survit à l'initiation de la mort reçoit donc le plus beau des cadeaux : la résurrection. Ressusciter signifie se lever d'entre les morts, être vivant, être de nouveau soi-même. La résurection fait à nouveau de nous des enfants, sauvages et libres, mais avec une différence : désormais nous jouissons d'une liberté accompagnée de sagesse et non plus d'innocence.
Voilà ce que l'ange de la mort nous enseigne, dans la voie toltèque : Vois-tu, tout ce qui existe ici m'appartient ; ce n'est pas à toi. Tout m'appartient et je peux te le reprendre quand je veux, mais pour l'instant tu peux en faire usage.
Si nous nous soumettons à l'ange de la mort, nous setrons éternellement heureux. Pourquoi ? Parce qu'il emporte le passé et permet ainsi à la vie de continuer. A chaque moment écoulé, l'ange de la mort ne cesse d'en prendre la part qui est morte, tandis que nous continuons de vivre dans le présent. Le parasite souhaite que nous portions le passé avec nous, c'est pourquoi être vivant nous pèse tant. Tant qu'on essaie de vivre dans le passé, comment pouvons-nous savourer le présent ? Lorsqu'on rêve du futur, pourquoi nous faudrait-il porter le fardeau du passé ? Quand allons-nous enfin vivre dans le présent ?
Voilà ce que l'ange de la mort peut nous enseigner.
Don Miguel R.
lundi 22 juin 2009
vendredi 19 juin 2009
Contrôler son comportement.
Un matin nous nous réveillons débordant d'enthousiasme pour la journée à venir. Nous sommes heureux, plein d'énergie pour affronter la journée. Puis à un moment, un évènement crée un déversement d'émotions. Nous nous emportons, et dans notre colère nous dépensons beaucoup de pouvoir personnel. Au terme de cette débauche, nous nous sentons vidé, et nous n'avons qu'une envie : s'isoler et essayer de récupérer. Nous passons en fait toute la journée pris par nos émotions. Il ne nous reste aucune énergie pour continuer, et nous n'avons plus envie de rien faire.
Chaque jour on se réveille avec une certaine quantité d'énergie mentale, émotionnelle et physique, que l'on dépense au cours de la journée. Si nous laissons nos émotions nous vider de cette énergie, il ne nous en reste plus pour changer notre existence ou pour en donner aux autres.
Notre façon de voir le monde dépendra des émotions que nous ressentons. Lorsque nous sommes en colère, rien de ce que nous voyons ne semble aller, tout paraît faux. Nous nous mettons à tout critiquer, y compris le temps ; qu'il pleuve ou qu'il fasse beau, rien ne nous satisfait. Lorsque nous sommes triste, tout nous semble triste et nous donne envie de pleurer. Nous regardons tomber la pluie et chaque chose semble infiniment triste.
En imaginant que l'esprit humain soit pareil à notre peau et que celle-ci soit blessée -entaillée ou infectée-, si nous touchions cette plaie, nous aurions mal. Si l'on continue d'imaginer que tous les humains ont une maladie de peau, personne ne peut toucher qui que ce soit. Tout le monde a des plaies partout sur la peau, au point que cet état d'infection généralisé est considérée comme normal, et la douleur aussi.
Pouvons-nous nous représenter les comportements que nous adopterions, si tous les êtres humains sur cette planète avaient une maladie de peau ? Nous ne pourrions bien sûr pas nous prendre dans les bras, parce que ce serait trop douloureux. Il nous faudrait garder beaucoup de distance entre nous.
L'esprit humain ressemble tout à fait à cette description d'une peau infectée. Chaque être humain possède un corps émotionnel entièrement recouvert de plaies infectées. Chacune d'entre elles suppure du poison émotionnel, provenant de toutes les émotions qui nous font souffrir, telles que la haine, la colère, l'envie et la tristesse. Toute injustice ouvre une plaie dans l'esprit et nous y réagissons par du poison émotionnel, en raison des notions et croyances que nous cultivons concernant la justice et l'injustice.
Cet état n'est pas normal. Le rêve de la planète est pathologique et les humains souffrent d'une maladie mentale appelée peur. Les comportements psychotiques se produisent lorsque l'esprit est tellement effrayé et les plaies si douloureuses qu'il est préférable de rompre le contact avec le monde extérieur.
Il existe un remède. Tout d'abord, on a besoin de la vérité pour ouvrir ces plaies émotionnelles, en sortir le poison et les guérir complètement. Comment devons-nous procéder ? On doit pardonner à tous ceux qui nous ont fait du tord, non parce qu'ils le méritent, mais parce qu'on s'aime tellement soi-même, qu'on ne veut plus continuer à payer pour les injustices passées.
Le pardon, la fin du ressentiment, est la seule façon de guérir. A tous, jusqu'à Dieu. Lorsque nous avons pardonné à Dieu, nous pouvons finalement nous pardonner à nous-mêmes. Lorsque nous nous serons pardonné, le rejet de nous-mêmes disparaîtra de notre esprit. Ce sera le début de l'acceptation de nous, et notre amour-propre deviendra si fort que nous pourrons finalement nous accepter tel que nous sommes. Ce sera le commencement de la liberté humaine. Le pardon en est la clé.
Lorsque que quelqu'un peut toucher l'endroit où se trouvait une plaie et que cela ne nous fait plus mal, nous savons que nous avons vraiment pardonné.
La vérité est semblable à un scalpel. Elle est douloureuse, car elle ouvre toutes les plaies recouvertes par des mensonges, afin qu'on puisse guérir. Ces mensonges constituent un dispositif de déni. C'est une bonne chose puisqu'il nous permet de recouvrir nos plaies et de continuer à fonctionner. Mais lorsqu'on est débarrassé de toute plaie et de tout poison, on n'a plus besoin de mentir. Le dispositif de déni n'est plus utile, car un esprit sain, comme une peau saine, peut être touchée sans que cela fasse mal. Lorsqu'il est propre, sain, l'esprit aime être touché.
Avoir une parole impeccable et devenir un guerrier spirituel évite de perdre le contrôle de nos émotions, de notre équilibre.
Comment devenir un guerrier ? Les caractéristiques d'un guerrier sont quasiment les mêmes partout dans le monde. Premièrement, le guerrier possède la conscience. On est conscient d'être en guerre, et celle-ci dans notre esprit exige de la discipline. Non celle d'un soldat, mais celle d'un guerrier, celle consistant à être soi-même, quoi qu'il advienne.
Ensuite, le guerrier doit posséder le contrôle. Il ne s'agit pas de contrôler d'autres êtres humains mais ses propres émotions, son propre moi. C'est lorsqu'on perd le contrôle qu'on réprime ses émotions. Mais à l'inverse de la victime qui réprime, le guerrier réfrène. Se réfréner signifie contenir ses émotions puis les exprimer au bon moment : ni avant, ni après.
Voilà pourquoi les guerriers sont impeccables. Ils contrôlent totalement leurs émotions et donc leur propre comportement.
mercredi 17 juin 2009

lundi 15 juin 2009
samedi 13 juin 2009
Maîtrise ton rêve
jeudi 11 juin 2009
Brise les vieux accords
mardi 9 juin 2009

L'objectif du développement durable est de définir des schémas viables qui concilient les trois aspects économique, social, et environnemental des activités humaines : « trois piliers » à prendre en compte par les collectivités comme par les entreprises et les individus. La finalité du développement durable est de trouver un équilibre cohérent et viable à long terme entre ces trois enjeux. À ces trois piliers s'ajoute un enjeu transversal, indispensable à la définition et à la mise en œuvre de politiques et d'actions relatives au développement durable : la gouvernance. La gouvernance consiste en la participation de tous les acteurs (citoyens, entreprises, associations, élus...) au processus de décision ; elle est de ce fait une forme de démocratie participative. Le développement durable n'est pas un état statique d'harmonie mais un processus de transformation dans lequel l'exploitation des ressources, le choix des investissements, l'orientation des changements technologiques et institutionnels sont rendus cohérents avec l'avenir comme avec les besoins du présent.

On peut considérer que les objectifs du développement durable se partagent entre trois grandes catégories :
- Ceux qui sont à traiter à l'échelle de la planète : rapports entre nations, individus, générations ;
- Ceux qui relèvent des autorités publiques dans chaque grande zone économique (Union européenne, Amérique du Nord, Amérique latine, Asie…), à travers les réseaux territoriaux par exemple ;
- Ceux qui relèvent de la responsabilité des entreprises.










