mercredi 1 juillet 2009

L'initiation de la mort :
Embrasser l'ange de la mort.

Le dernier moyen pour atteindre la liberté personnelle est de se préparer à l'initiation de la mort, c'est à dire de prendre la mort elle-même comme instructeur. L'ange de la mort peut nous enseigner comment être vraiment vivant, comment le devenir. Nous devenons conscients qu'on peut mourir à tout moment ; seul le présent permet d'être vivant. La vérité est qu'on ne sait pas si on sera encore en vie demain. Qui le sait ? On pense avoir encore de nombreuses années devant soi. Mais est-ce le cas ?
Si nous allions à l'hôpital et que le médecin nous disait qu'il ne nous reste qu'une semaine à vivre, que ferions-nous ? Comme nous l'avons dit auparavant, nous avons deux choix. L'un est de souffrir et de dire à tout le monde : pauvre de moi, je vais mourir, et d'en faire tout un drame. L'autre est de profiter de chaque instant pour être heureux, pour faire ce qui nous fait vraiment plaisir. On peut se dire : Je vais être moi-même. Je ne vais plus vivre ma vie en essayant de faire plaisir aux autres. Je n'aurai plus peur de ce qu'ils pensent de moi. Qu'est-ce que cela peut faire, puisque je serai mort dans une semaine ? Je serai moi-même.
L'ange de la mort peut nous apprendre à vivre chaque jour comme si c'était le dernier, comme s'il ne devait pas y avoir de lendemain. On peut commencer chaque journée en se disant : Je suis éveillé, je vois le soleil. Je vais exprimer ma gratitude au soleil, à chaque chose et à chacun, parce que je suis encore en vie. Je dispose d'un jour de plus pour être moi-même.
Voilà ce que l'ange de la mort nous enseigne : à être complètement ouvert, à savoir qu'il n'y à rien à craindre, à agir avec chacun comme si c'était la dernière fois qu'on les voyait.
Il nous est possible de vivre notre vie de cette manière. Ce faisant, nous nous préparons à l'initiation de la mort. Au cours de cette initiation, le vieux rêve qui loge dans notre esprit mourra à jamais. Oui, il nous restera des souvenirs du parasite, mais ce parasite sera mort.
Il n'est pas facile de choisir cette initiation de la mort, parce que le Juge et la Victime s'y opposeront de toutes leurs forces. Ils ne veulent pas mourir. Qui plus est, nous croyons que c'est nous-mêmes qui allons mourir, et cette mort nous fait peur.
En réalité, lorsqu'on vit dans le rêve de la planète, c'est comme si on était déjà mort. Celui qui survit à l'initiation de la mort reçoit donc le plus beau des cadeaux : la résurrection. Ressusciter signifie se lever d'entre les morts, être vivant, être de nouveau soi-même. La résurection fait à nouveau de nous des enfants, sauvages et libres, mais avec une différence : désormais nous jouissons d'une liberté accompagnée de sagesse et non plus d'innocence.
Voilà ce que l'ange de la mort nous enseigne, dans la voie toltèque : Vois-tu, tout ce qui existe ici m'appartient ; ce n'est pas à toi. Tout m'appartient et je peux te le reprendre quand je veux, mais pour l'instant tu peux en faire usage.
Si nous nous soumettons à l'ange de la mort, nous setrons éternellement heureux. Pourquoi ? Parce qu'il emporte le passé et permet ainsi à la vie de continuer. A chaque moment écoulé, l'ange de la mort ne cesse d'en prendre la part qui est morte, tandis que nous continuons de vivre dans le présent. Le parasite souhaite que nous portions le passé avec nous, c'est pourquoi être vivant nous pèse tant. Tant qu'on essaie de vivre dans le passé, comment pouvons-nous savourer le présent ? Lorsqu'on rêve du futur, pourquoi nous faudrait-il porter le fardeau du passé ? Quand allons-nous enfin vivre dans le présent ?
Voilà ce que l'ange de la mort peut nous enseigner.

Don Miguel R.

lundi 22 juin 2009

Sur la route des champs...

vendredi 19 juin 2009

La discipline du guerrier :
Contrôler son comportement.

Un matin nous nous réveillons débordant d'enthousiasme pour la journée à venir. Nous sommes heureux, plein d'énergie pour affronter la journée. Puis à un moment, un évènement crée un déversement d'émotions. Nous nous emportons, et dans notre colère nous dépensons beaucoup de pouvoir personnel. Au terme de cette débauche, nous nous sentons vidé, et nous n'avons qu'une envie : s'isoler et essayer de récupérer. Nous passons en fait toute la journée pris par nos émotions. Il ne nous reste aucune énergie pour continuer, et nous n'avons plus envie de rien faire.
Chaque jour on se réveille avec une certaine quantité d'énergie mentale, émotionnelle et physique, que l'on dépense au cours de la journée. Si nous laissons nos émotions nous vider de cette énergie, il ne nous en reste plus pour changer notre existence ou pour en donner aux autres.
Notre façon de voir le monde dépendra des émotions que nous ressentons. Lorsque nous sommes en colère, rien de ce que nous voyons ne semble aller, tout paraît faux. Nous nous mettons à tout critiquer, y compris le temps ; qu'il pleuve ou qu'il fasse beau, rien ne nous satisfait. Lorsque nous sommes triste, tout nous semble triste et nous donne envie de pleurer. Nous regardons tomber la pluie et chaque chose semble infiniment triste.
En imaginant que l'esprit humain soit pareil à notre peau et que celle-ci soit blessée -entaillée ou infectée-, si nous touchions cette plaie, nous aurions mal. Si l'on continue d'imaginer que tous les humains ont une maladie de peau, personne ne peut toucher qui que ce soit. Tout le monde a des plaies partout sur la peau, au point que cet état d'infection généralisé est considérée comme normal, et la douleur aussi.
Pouvons-nous nous représenter les comportements que nous adopterions, si tous les êtres humains sur cette planète avaient une maladie de peau ? Nous ne pourrions bien sûr pas nous prendre dans les bras, parce que ce serait trop douloureux. Il nous faudrait garder beaucoup de distance entre nous.
L'esprit humain ressemble tout à fait à cette description d'une peau infectée. Chaque être humain possède un corps émotionnel entièrement recouvert de plaies infectées. Chacune d'entre elles suppure du poison émotionnel, provenant de toutes les émotions qui nous font souffrir, telles que la haine, la colère, l'envie et la tristesse. Toute injustice ouvre une plaie dans l'esprit et nous y réagissons par du poison émotionnel, en raison des notions et croyances que nous cultivons concernant la justice et l'injustice.
Cet état n'est pas normal. Le rêve de la planète est pathologique et les humains souffrent d'une maladie mentale appelée peur. Les comportements psychotiques se produisent lorsque l'esprit est tellement effrayé et les plaies si douloureuses qu'il est préférable de rompre le contact avec le monde extérieur.
Il existe un remède. Tout d'abord, on a besoin de la vérité pour ouvrir ces plaies émotionnelles, en sortir le poison et les guérir complètement. Comment devons-nous procéder ? On doit pardonner à tous ceux qui nous ont fait du tord, non parce qu'ils le méritent, mais parce qu'on s'aime tellement soi-même, qu'on ne veut plus continuer à payer pour les injustices passées.
Le pardon, la fin du ressentiment, est la seule façon de guérir. A tous, jusqu'à Dieu. Lorsque nous avons pardonné à Dieu, nous pouvons finalement nous pardonner à nous-mêmes. Lorsque nous nous serons pardonné, le rejet de nous-mêmes disparaîtra de notre esprit. Ce sera le début de l'acceptation de nous, et notre amour-propre deviendra si fort que nous pourrons finalement nous accepter tel que nous sommes. Ce sera le commencement de la liberté humaine. Le pardon en est la clé.
Lorsque que quelqu'un peut toucher l'endroit où se trouvait une plaie et que cela ne nous fait plus mal, nous savons que nous avons vraiment pardonné.
La vérité est semblable à un scalpel. Elle est douloureuse, car elle ouvre toutes les plaies recouvertes par des mensonges, afin qu'on puisse guérir. Ces mensonges constituent un dispositif de déni. C'est une bonne chose puisqu'il nous permet de recouvrir nos plaies et de continuer à fonctionner. Mais lorsqu'on est débarrassé de toute plaie et de tout poison, on n'a plus besoin de mentir. Le dispositif de déni n'est plus utile, car un esprit sain, comme une peau saine, peut être touchée sans que cela fasse mal. Lorsqu'il est propre, sain, l'esprit aime être touché.
Avoir une parole impeccable et devenir un guerrier spirituel évite de perdre le contrôle de nos émotions, de notre équilibre.
Comment devenir un guerrier ? Les caractéristiques d'un guerrier sont quasiment les mêmes partout dans le monde. Premièrement, le guerrier possède la conscience. On est conscient d'être en guerre, et celle-ci dans notre esprit exige de la discipline. Non celle d'un soldat, mais celle d'un guerrier, celle consistant à être soi-même, quoi qu'il advienne.
Ensuite, le guerrier doit posséder le contrôle. Il ne s'agit pas de contrôler d'autres êtres humains mais ses propres émotions, son propre moi. C'est lorsqu'on perd le contrôle qu'on réprime ses émotions. Mais à l'inverse de la victime qui réprime, le guerrier réfrène. Se réfréner signifie contenir ses émotions puis les exprimer au bon moment : ni avant, ni après.
Voilà pourquoi les guerriers sont impeccables. Ils contrôlent totalement leurs émotions et donc leur propre comportement.

mercredi 17 juin 2009

Projet PA
CE1-CE2

Matériel : feuille canson A3 noire et blanche, encre ou gouache, ciseaux et colle, calque (facultatif), crayon.

Et un peu de poésie...

lundi 15 juin 2009

L'art de la transformation :
Le rêve de l'attention seconde.
Le rêve que nous vivons actuellement est le résultat du processus au moyen duquel le rêve de la planète a capté notre attention et nous a inculqué toutes nos croyances. On peut appeler le processus de domestication le rêve de l'attention première parce que c'est ainsi que notre attention a été utilisé pour la première fois, afin de créer le premier rêve de notre vie.
L'une des manières de changer nos croyances consiste à concentrer notre attention sur elles et sur nos accords, et à modifier ceux que nous avons conclus avec nous-mêmes. Ce faisant, nous nous servons de notre attention pour la seconde fois, créant ainsi le rêve de l'attention seconde ou nouveau rêve.
La différence, c'est que nous ne sommes plus innocent. Ce n'était pas le cas lorsque nous étions enfant , nous n'avions pas le choix. Mais nous ne sommes plus un enfant. Maintenant, c'est à nous qu'il appartient de choisir. Nous pouvons choisir de croire en ce que nous voulons, y compris de croire en nous-mêmes.
La première étape consiste à prendre conscience du brouillard qui obscurcit notre esprit. Nous devons devenir conscient du fait que nous rêvons en permanence. Seule cette conscience peut nous donner la possibilité de transformer notre rêve. Si nous nous rendons compte que tout le drame de notre vie provient de ce que nous croyons, et que ceci n'est pas vrai, nous pouvons alors commencer à changer. Toutefois, pour vraiment modifier nos croyances, il nous faut concentrer notre attention sur ce que nous voulons changer. Nous devons connaître quels sont ceux que nous voulons changer avant de pouvoir le faire.
L'étape suivante consiste donc à developper la conscience de toutes les croyances limitatrices, fondées sur la peur. Faisons un inventaire de tout ce que nous croyons, de tous nos accords, et ce faisant, la transformation commencera. Nous devenons un maître de la Transformation, en modifiant les accords basés sur la peur et en reprogrammant notre esprit, à notre manière.
A nous d'explorer les possibilités de notre rêve. Les quatre accords toltèques ont été conçus pour nous permettre de briser nos accords limitatifs, nous donner davantage de pouvoir personnel et nous rendre plus fort. Plus nous serons fort, plus nous romprons d'anciens accords jusqu'à ce que nous atteignions le noyau de tous ces accords.
Atteindre ce noyau central consiste à aller dans le désert. C'est dans le désert que nous nous retrouvons face à nos démons intérieurs. Une fois ressorti du désert, tous ces démons deviennent des anges.
La mise en pratique des quatre accords représente un acte important de pouvoir. Il nous faut en effet beaucoup de pouvoir personnel poutr rompre le sort de magie noire auquel est soumis notre esprit. Chaque fois que nous brisons un accord, nous récupérons un peu plus de pouvoir. A mesure que nous brisons les petits accords, notre pouvoir personnel s'accroît jusqu'à ce que nous soyons finalement en mesure d'affronter les grands démons qui nous habitent.
Enfin, chaque accord que nous brisons doit être remplacé par un nouvel accord qui nous rend heureux. Cela évitera le retour de l'ancien, qui part alors à jamais.
Cette quête ne semble jamais finir, c'est la raison pour laquelle il nous faut aller pas à pas et faire preuve de patience envers nous-même, parce que cela prend du temps. Il est très difficile de rompre nos accords, parce que le pouvoir de notre parole (qui est celui de notre volonté) a été investi dans chacun de ceux que nous avons conclus.
Pour modifier un accord, il faut la même quantité de pouvoir nécessaire à le créer. Or presque tout le pouvoir qui nous reste sert à maintenir les accords passés avec nous-mêmes. Cela tient au fait que nos accords sont une forme de toxicomanie : nous sommes dépendants de la façon dont nous vivons, de la colère, de la jalousie et de l'auto-apitoiement.
C'est la répétition continuelle de tous ces anciens accords qui a fini par diriger notre vie. Par conséquent, nos devons également utiliser la répétition pour adopter nos nouveaux accords. C'est la répétition qui fait le maître.

samedi 13 juin 2009

Maîtrise ton rêve

Il n'y a aucune raison de souffrir. Notre conscience possède les moyens de guérir. Nous pouvons transformer notre rêve personnel, et de même voir que le rêve de la planète est fondé sur beaucoup de mensonges. Voilà pourquoi il est important de maîtriser notre propre rêve et voilà pourquoi les Toltèques sont devenus des maîtres du rêve. Notre vie est la manifestation de notre rêve : c'est une oeuvre d'art. Les maîtres du rêve font un chef-d'oeuvre de leur vie ; ils font des choix et ont conscience des conséquences induites. Etre Toltèque est un mode de vie dans lequel n'existent ni leader ni disciples ; chacun a et vit sa propre vérité. Un Toltèque devient sage, sauvage, et il redevient libre.
Il y a trois maîtrises pour conduire les êtres à devenir des Toltèques. La 1ère est la Maîtrise de l'Attention. Elle consiste à être conscient de qui l'on est vraiment, avec toutes ses possibilités. La 2ème est la Maîtrise de la Transformation : comment changer, comment se libérer de sa domestication. La 3ème est La maîtrise de l'Intention.
L'Intention du point de vue des Toltèques, est cette composante de la vie qui rend possible la transformation de l'énergie ; c'est cet être vivant unique qui englobe toute l'énergie ; ou que l'on appelle Dieu. L'Intention est la Vie elle-même ; c'est l'amour inonditionnel. La Maîtrise de l'Intention est donc la Maîtrise de l'Amour.
Les Toltèques comparent le Juge, la Victime et le système de croyance à un parasite qui envahit l'esprit humain. De leur point de vue, tous les humains qui ont été domestiqués sont malades, puisqu'un parasite contrôle leur esprit et leur cerveau. Ce parasite se nourrit des émotions négatives issues de la peur.
Ce parasite nous suce notre énergie sans rien donner en retour et nous détruit petit à petit. Il représente un être vivant constitué d'énergie psychique ou émotionnelle, et cette énergie est vivante. Il ne s'agit pas d'énergie matérielle, mais ni nos émotions ni nos rêves sont constitués d'énergie matérielle, et pourtant nous savons qu'ils existent. L'une des fonctions du cerveau est de transformer l'énergie matérielle en énergie émotionnelle. Le cerveau est notre usine à émotions et la fonction principale de notre esprit est de rêver. Les Toltèques disent que le parasite contrôle notre esprit, et donc notre rêve personnel ; il survit grâce aux émotions engendrées par la peur et prospère grâce aux drames et aux souffrances.
La liberté que nous recherchons implique une guerre contre ce parasite, voilà pourquoi dans toutes les traditions chamaniques de l'Amérique, du Canada à l'Argentine, les chamans se font appeler guerriers. Etre un guerrier ne signifie pas gagner toutes les batailles, mais en choisissant cette voie on y gagne au mininum la dignité de la rebellion.
Dans un cas, nous ne sommes plus les victimes inconscientes et sans défense de ses propres émotions incongrues et du poison émotionnel d'autrui ; même si on succombe, on ne fait pas partie des victimes tombées sans s'être battues. Dans le meilleur des cas, être un guerrier nous donne l'occasion de transcender le rêve de la planète et de transformer notre rêve personnel en un rêve appelé paradis.
Dieu est toujours présent et le royaume des cieux est partout, mais il est nécessaire d'avoir les yeux et les oreilles pour voir et entendre cette vérité. On doit se libérer du parasite.
Il existe trois méthodes pour couper en nous ce monstre à mille têtes.

jeudi 11 juin 2009

Brise les vieux accords

Tout le monde parle de liberté. Sur toute la planète, des peuples, des races, des pays différents se battent pour elle. Mais qu'est-ce que la liberté ? En Amérique, les gens se prétendent vivre dans un pays libre. Mais sont-ils vraiment libres ? Sommes-nous libres d'être qui nous sommes véritablement ? La réponse est non, nous ne le sommes pas. 
Qui nous empêche d'être libres ? On accuse le gouvernement, le temps, les parents, la religion, on accuse même Dieu. Mais qui nous empêche vraiment d'être libres ? Qu'est-ce qui nous retient ? Pourquoi ne parvient-on pas à être soi-même ?
Il nous reste de vagues souvenirs d'il y a très longtemps, lorsque nous étions libres et que nous en jouissions pleinement, mais nous avons oublié ce que signifie vraiment la liberté. Si on regarde un enfant de 2 ou 3 ans, peut-être 4, on voit un être humain libre. Pourquoi est-il libre ? Parce qu'il fait ce qu'il veut. Cet être là est comme une fleur, un arbre, un animal qui n'a pas encore été domestiqué. Et si on les regarde, on constate qu'ils arborent  la plupart du temps un grand sourire et qu'ils s'amusent. Ils explorent le monde. Ils n'ont pas peur de jouer. Ils ont peur lorsqu'ils se font mal, qu'ils ont faim ou qu'un de leurs besoins n'est pas satisfait, mais ils ne se soucient pas du passé, ils se fichent de l'avenir et ne vivent que dans l'instant présent. Ils n'ont pas peur d'exprimer ce qu'ils ressentent, ils ont tellement d'amour en eux que s'ils perçoivent de l'amour, ils se fondent en lui. Ils n'ont aucune peur d'aimer. Voilà la description d'un être humain normal. Notre tendance humaine naturelle est de jouir de la vie, de jouer, d'explorer, d'être heureux, d'aimer.
Mais que s'est-il passé chez l'adulte ? Pourquoi sommes-nous si différents ? Pourquoi ne sommes-nous libres ? Du point de vue de la Victime, on peut croire que quelque chose de triste nous est arrivé ; du point de vue du guerrier, ce qui s'est produit est normal. Le Livre de la Loi, le Juge et la Victime régissent notre existence : voilà ce qui est arrivé. Nous ne sommes plus libres parce que le Juge, la Victime et le système de croyances dont ils font partie ne nous permettent plus d'être le personnage que nous sommes vraiment. Dés l'instant que notre esprit a été programmé avec tout ce fatras, nous n'avons  plus été heureux.
Notre vrai moi est encore un petit enfant qui n'a jamais grandi. Parfois cet enfant surgit lorsque nous nous amusons et que nous jouons, lorsque nous nous sentons heureux, que nous peignons, que nous nous exprimons d'une façon ou d'une autre. Ce sont les moments les plus heureux de notre vie, lorsque notre vrai moi se manifeste, que nous ne nous soucions plus du passé ni de l'avenir. Nous sommes redevenus des enfants.
Mais quelque chose transforme tout ceci : on appelle cela les responsabilités. Le Juge dit : Attends un peu : tu es responsable, tu as des choses à faire, tu dois travailler, tu dois aller à l'école, tu dois gagner ta vie et préparer ta retraite. Toutes ces responsabilités nous reviennent à l'esprit. Nos visages changent et nous redevons sérieux. Regardons des enfants jouant aux adultes, leurs petites mines changent. Je vais faire semblant d'être un avocat. A l'instant, son visage se transforme et l'expression d'un adulte prend le dessus.
Nous sommes encore des enfants mais nous avons perdu notre liberté, et nous la recherchons éperdument. Mais en observant notre vie, nous voyons que la plupart du temps nous agissons simplement pour faire plaisir à autrui, pour être accepté par les autres, plutôt que de vivre notre vie pour nous faire plaisir à nous-même. Et c'est ainsi que 999 sur 1000 sont complètement domestiqués. Le pire étant que la plupart d'entre nous n'en sont même pas conscients. Quelque chose nous le murmure... mais nous ne comprenons pas.
La première étape vers la liberté est donc la prise de conscience.

mardi 9 juin 2009

Le développement durable est une conception récente de l'intérêt public, c'est un mode de développement appliqué à la croissance et reconsidéré à l'échelle mondiale afin de prendre en compte les aspects écologiques et culturels généraux de la planète. Il s'agit :
« d' un développement qui répond aux besoins des générations du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs. Deux concepts sont inhérents à cette notion : le concept de « besoins », et plus particulièrement des besoins essentiels des plus démunis, à qui il convient d’accorder la plus grande priorité, et l’idée des limitations que l’état de nos techniques et de notre organisation sociale impose sur la capacité de l’environnement à répondre aux besoins actuels et à venir. »

L'objectif du développement durable est de définir des schémas viables qui concilient les trois aspects économique, social, et environnemental des activités humaines : « trois piliers » à prendre en compte par les collectivités comme par les entreprises et les individus. La finalité du développement durable est de trouver un équilibre cohérent et viable à long terme entre ces trois enjeux. À ces trois piliers s'ajoute un enjeu transversal, indispensable à la définition et à la mise en œuvre de politiques et d'actions relatives au développement durable : la gouvernance. La gouvernance consiste en la participation de tous les acteurs (citoyens, entreprises, associations, élus...) au processus de décision ; elle est de ce fait une forme de démocratie participative. Le développement durable n'est pas un état statique d'harmonie mais un processus de transformation dans lequel l'exploitation des ressources, le choix des investissements, l'orientation des changements technologiques et institutionnels sont rendus cohérents avec l'avenir comme avec les besoins du présent.

On peut considérer que les objectifs du développement durable se partagent entre trois grandes catégories :

  • Ceux qui sont à traiter à l'échelle de la planète : rapports entre nations, individus, générations ;
  • Ceux qui relèvent des autorités publiques dans chaque grande zone économique (Union européenne, Amérique du Nord, Amérique latine, Asie…), à travers les réseaux territoriaux par exemple ;
  • Ceux qui relèvent de la responsabilité des entreprises.
Le développement durable reste un concept pouvant être décliné selon de nombreux axes : ses fondements peuvent être vus comme étant philosophiques et/ou scientifiques, ses applications touchent tout autant le droit que les technologies de pointe ou la gouvernance.

lundi 8 juin 2009

Les quatre accords toltèques représentent un résumé de la maîtrise de l'art de la transformation, qui est l'une des maîtrises enseignées par les Toltèques et qui permet de changer l'enfer en paradis. La connaissance est à notre disposition ; elle attend simplement que nous voulions bien nous en servir. Les quatre accords toltèques sont là ; nous n'avons qu'à les adopter et respecter leur signification et leur pouvoir.
Nous pouvons conclure l'accord suivant aujourd'hui même : je choisis d'honorer les quatre accords toltèques. Ils sont tellement simples et logiques que même un enfant peut les comprendre. Mais il nous faut une volonté très forte, une volonté puissante pour les respecter. Pourquoi ? Parce que, où que nous allions, notre chemin est jonché d'obstacles. Tout essaie de saboter notre engagement et tout semble organisé autour de nous pour nous inciter à les rompre. Le problème vient des autres accords qui font partie du rêve de la planète. Ils sont vivants et puissants.
Voilà pourquoi il nous faut être un grand chasseur, un grand guerrier, capable de défendre ces quatre accords par notre vie. Notre bonheur, notre liberté, tout notre mode de vie en dépendent. Le but du guerrier est de transcender ce monde, d'échapper à cet enfer et de ne jamais y revenir. La récompense est de réussir à transcender l'expérience humaine de la souffrance, de devenir l'incarnation de Dieu. Voilà la récompense.
Au début ce sera difficile car une discipline intérieure rigoureuse est nécessaire, voir décourageant car alors une forte prise de conscience de qui nous sommes s'opère, mais rappelons nous aussi qu'il nous a fallu des années pour apprendre à maîtriser nos autres accords. En faisant de notre mieux, en aimant et en respectant, chaque jour deviendra un peu plus facile, jusqu'au jour où nous découvrirons que notre vie est régie par nos nouveaux accords conscients. Et nous serons surpris de voir comment elle aura été transformée...

lundi 1 juin 2009

Ma classe de Ce1-Ce2

mercredi 20 mai 2009

Quatrième accord (suite)

Si nous faisons de notre mieux, nous vivrons notre existense intensément. Lorsque nous faisons de notre mieux, nous passons à l'action. Faire de notre mieux signifie agir parce que nous en avons envie, et non parce que nous attendons une quelconque récompense. Faire l'inverse ne permet pas d'agir de son mieux car alors on fait de la résistance.
L'histoire de Forrest Gump en fournit un bon exemple. Il n'avait pas de grandes idées, mais il passait tout de suite à l'acte. Il était heureux parce qu'il faisait toujours de son mieux, quelle que fut son activité. Il a été richement récompensé alors qu'il n'attendait rien.
Agir c'est être vivant. C'est prendre le risque de sortir de notre coquille et d'exprimer notre rêve. Ceci n'étant pas la même chose que d'imposer son rêve. Faire de son mieux peut devenir un rituel dans notre vie si tel est notre choix.
La meilleure façon de dire Je t'aime, mon Dieu est de vivre notre vie en faisant de notre mieux et la meilleure façon de dire Merci, mon Dieu est de se détacher du passé et de vivre l'instant présent, ici et maintenant. Se détacher du passé signifie être capable de savourer le rêve que nous vivons en ce moment même. Ne pas vivre entre un passé que l'on regretterait et un futur que l'on espérerait, c'est à dire ne pas être à moitié vivant, ne pas s'apitoyer sur soi-même.
Nous sommes né avec le droit d'être heureux, d'aimer, de nous réjouir, de partager notre amour. Nous sommes né vivant, alors embrassons notre vie et apprécions là. Ne résistons pas à la vie qui s'exprime en nous, parce que c'est Dieu qui s'exprime ainsi. Notre seule existence prouve celle de Dieu, elle prouve l'existence de la vie et de l'énergie.
En faisant de notre mieux, l'habitude de mal utiliser notre parole, celle de faire une affaire personnelle de tout ce qui nous arrive et celle de faire des suppositions vont s'affaiblir et se manifester de moins en moins souvent. Si nous faisons toujours de notre mieux, continuellement, nous deviendrons des maîtres de la transformation. C'est la pratique qui fait le maître. Agir, mettre en pratique, voilà ce qui fait la différence. Dans notre quête de liberté personnelle et d'amour de soi, si nous agissons au mieux, nous découvrirons que ce n'est qu'une question de temps avant de trouver ce que nous cherchons. Il nous faut juste nous lever et assumer notre humanité. Honorons l'homme ou la femme que nous sommes. Respectons notre corps car c'est une communion entre nous et Dieu que de faire du bien à notre corps.
Par la suite chacun de nos actes devient un rituel pour honorer Dieu. L'étape d'après est de l'honorer par chacune de nos pensées, chacune de nos émotions, chacune de nos croyances, même avec ce qui est juste ou faux.

lundi 18 mai 2009

Le quatrième accord toltèque

Il ne reste plus qu'un seul accord, mais c'est celui qui transforme progressivement les trois autres en habitudes solidement ancrées en nous. Le 4ème accord concerne l'application des trois premiers : faites toujours de votre mieux.
Quelles que soient les circonstances, faire toujours de notre mieux, ni plus, ni moins. Mais rappelez-vous que notre mieux ne sera jamais le même d'une fois à l'autre. Tout est vivant, tout change constamment, par conséquent notre mieux sera parfois à un haut niveau et d'autres fois à un moins bon niveau. Il sera différent selon que nous sommes en bonne santé ou malade, sobre ou ivre ; en pleine forme et heureux ou irrité, en colère, ou encore jaloux.
Selon notre humeur, notre mieux peut changer d'un instant à l'autre, d'une heure à la suivante, d'un jour au lendemain. Il évoluera aussi au fil du temps.
Indépendamment de toute évaluation qualitative, continuons à faire de notre mieux  : ni plus ni moins. Si nous nous acharnons à vouloir faire davantage que notre mieux, nous dépenserons plus d'énergie qu'il n'en faut et en fin de compte notre mieux s'avérera insuffisant. Lorsque nous en faisons trop, nous nous vidons de notre énergie et nous agissons contre nous-même, avec pour conséquence qu'il nous faut davantage de temps pour atteindre notre but. Mais si nous faisons moins que notre mieux, nous nous exposons aux frustrations, au jugement personnel, à la culpabilité et aux regrets.
Faisons donc simplement de notre mieux, quelles que soient les circonstances de notre vie. Peu importe que nous soyons faitigué ou malade, si nous faisons toujours de notre mieux, il nous est impossible de nous juger. Et si nous ne nous jugeons pas, il n'est pas possible de subir la culpabilité, la honte ou l'autopunition. En faisant toujours de notre mieux, nous romprons un grand sort auquel nous avons été soumis.

mercredi 6 mai 2009

Living forest


mardi 5 mai 2009

Troisième accord (suite)

Les gens nous disent une chose : nous faisons des suppositions sur ce que sont leurs intentions. Ils ne nous disent rien ? Nous faisons alors d'autres suppositions destinées à combler notre besoin de savoir et à remplacer celui de communiquer. Meme lorsqu'on ne comprend pas, on fait des suppositions sur ce que cela signifie puis on les croit. Nous n'avons pas le courage de poser des questions.
La plupart du temps ces suppositions sont effectuéees très vite et inconsciemment, parce que nos accords nous incitent à communiquer de cette manière. L'un d'entre eux stipule qu'il est dangereux de poser des questions ; un autre dit que si les autres nous aiment, ils doivent savoir ce que nous voulons et comment nous nous sentons. Et du moment qu'on croit quelque chose, on part du principe qu'on a raison, au point qu'on est prêt à détruire une relation pour défendre sa position.
Nous supposons que tout le monde voit la vie comme nous la voyons, que les autres pensent et ressentent comme nous pensons et ressentons, qu'ils jugent comme nous jugeons. C'est la raison pour laquelle nous craignons d'être nous-même avec les autres car nous pensons qu'ils vont nous juger, nous maltraiter et nous critiquer comme nos le faisons nous-même.
On fait également des suppositions sur soi-même, ce qui provoque beaucoup de conflits intérieurs (je suis / je ne suis pas, capable de...). On se sur-estime ou sous-estime tout le temps car nous ne prenons pas le temps de nous poser des questions et d'y répondre. Peut-être devons-nous arrêter de nous mentir aussi sur ce que nous voulons vraiment.
Le meilleur moyen de nous empêcher de faire des suppositions est donc de poser des questions. Vérifions que nos communications soient claires. Utilisons notre choix pour demander ce que nous voulons. Chacun a le droit de dire oui ou non et nous-même avons le droit de demander. Voici ce que je veux, voilà ce que vous voulez.
Comunicant ainsi, notre parole devient impeccable. La communication entre humains est une problématique fondamentale pour l'avenir de la société. Amener à la conscience et comprendre l'importance de cet accord est le premier pas, le mettre en action est ce qui fera ensuite la différence, par une pratique quotidienne. Modifier notre rêve amène la magie dans notre vie, l'esprit se meut alors librement en nous et appelle la maîtrise de l'Intention, de l'Amour.
C'est le but des Toltèques, c'est le chemin menant à la liberté.

dimanche 3 mai 2009

Le troisième accord toltèque

Ne faites pas de supositions. Nous avons tendance à faire des suppositions à propos de tout. Le problème est que nous croyons ensuite qu'elles sont vraies ; nous serions prêts à jurer qu'elles le sont.
Nous faisons des suppositions sur ce que les autres font ou pensent, forts de quoi nous en faisons une affaire personnelle, puis nous leur en voulons et nous leur communiquons du poison émotionnel par nos propos, sur la base de ces suppositions.
Beaucoup de tristesse et de drames proviennent de cette habitude de faire des suppositions, de prêter des intentions à autrui et de prendre les choses personnellement.
Comme on a peur de demander des explications, on imagine, puis on se défend et on donne tord à l'autre. Or le mitote de l'esprit humain nous conduit à tout comprendre et interpréter de travers. On ne voit et entend que ce que l'on veut voir et entendre. On prend l'habitude de rêver sans lien avec la réalité ; on se crée des scenari imaginaires qui n'existent que dans notre rêve personnel.
Faire des suppositions à propos de nos relations est le moyen le plus sûr de produire du poison émotionnel. Nous supposons par exemple que notre partenaire sait ce que nous voulons et nous croyons de pas avoir besoin de le lui dire. Nous pensons qu'il va faire ce que nous désirons, parce qu'il nous connaît bien. Et s'il ne le fait pas, nous lui reprochons :  tu aurais dû le savoir.
Il est très intéressant de voir comment l'esprit humain fonctionne. Nous avons besoin de tout justifier, de tout expliquer, de tout comprendre, afin de nous rassurer. Il y a des millions de questions auxquelles nous cherchons les réponses, car il y a tant de choses que notre esprit rationnel ne peut expliquer. Peu importe que la réponse soit correcte ; le seul fait de trouver une réponse nous rassure. C'est pour cela que nous faisons des suppositions.

samedi 25 avril 2009

Début du retour : c'est 30h de bus et un passage de frontière... ...que nous ne sommes pas les seuls à vouloir passer. Entre-temps la valise des amis chiliens, posée sur le toit, a fait un vol d'une bonne trentaine de mètres derrière la voiture !
Certains reconnaîtront le symbole du Pérou : abondance de richesses dans les 3 règnes (minéral, végétal et animal) naturels.
Et enfin arrivée à Lima, son architecture... multicolore et aujourd'hui la célébration des 475 ans de la fondation de "la première capitale du Pérou"