jeudi 11 juin 2009

Brise les vieux accords

Tout le monde parle de liberté. Sur toute la planète, des peuples, des races, des pays différents se battent pour elle. Mais qu'est-ce que la liberté ? En Amérique, les gens se prétendent vivre dans un pays libre. Mais sont-ils vraiment libres ? Sommes-nous libres d'être qui nous sommes véritablement ? La réponse est non, nous ne le sommes pas. 
Qui nous empêche d'être libres ? On accuse le gouvernement, le temps, les parents, la religion, on accuse même Dieu. Mais qui nous empêche vraiment d'être libres ? Qu'est-ce qui nous retient ? Pourquoi ne parvient-on pas à être soi-même ?
Il nous reste de vagues souvenirs d'il y a très longtemps, lorsque nous étions libres et que nous en jouissions pleinement, mais nous avons oublié ce que signifie vraiment la liberté. Si on regarde un enfant de 2 ou 3 ans, peut-être 4, on voit un être humain libre. Pourquoi est-il libre ? Parce qu'il fait ce qu'il veut. Cet être là est comme une fleur, un arbre, un animal qui n'a pas encore été domestiqué. Et si on les regarde, on constate qu'ils arborent  la plupart du temps un grand sourire et qu'ils s'amusent. Ils explorent le monde. Ils n'ont pas peur de jouer. Ils ont peur lorsqu'ils se font mal, qu'ils ont faim ou qu'un de leurs besoins n'est pas satisfait, mais ils ne se soucient pas du passé, ils se fichent de l'avenir et ne vivent que dans l'instant présent. Ils n'ont pas peur d'exprimer ce qu'ils ressentent, ils ont tellement d'amour en eux que s'ils perçoivent de l'amour, ils se fondent en lui. Ils n'ont aucune peur d'aimer. Voilà la description d'un être humain normal. Notre tendance humaine naturelle est de jouir de la vie, de jouer, d'explorer, d'être heureux, d'aimer.
Mais que s'est-il passé chez l'adulte ? Pourquoi sommes-nous si différents ? Pourquoi ne sommes-nous libres ? Du point de vue de la Victime, on peut croire que quelque chose de triste nous est arrivé ; du point de vue du guerrier, ce qui s'est produit est normal. Le Livre de la Loi, le Juge et la Victime régissent notre existence : voilà ce qui est arrivé. Nous ne sommes plus libres parce que le Juge, la Victime et le système de croyances dont ils font partie ne nous permettent plus d'être le personnage que nous sommes vraiment. Dés l'instant que notre esprit a été programmé avec tout ce fatras, nous n'avons  plus été heureux.
Notre vrai moi est encore un petit enfant qui n'a jamais grandi. Parfois cet enfant surgit lorsque nous nous amusons et que nous jouons, lorsque nous nous sentons heureux, que nous peignons, que nous nous exprimons d'une façon ou d'une autre. Ce sont les moments les plus heureux de notre vie, lorsque notre vrai moi se manifeste, que nous ne nous soucions plus du passé ni de l'avenir. Nous sommes redevenus des enfants.
Mais quelque chose transforme tout ceci : on appelle cela les responsabilités. Le Juge dit : Attends un peu : tu es responsable, tu as des choses à faire, tu dois travailler, tu dois aller à l'école, tu dois gagner ta vie et préparer ta retraite. Toutes ces responsabilités nous reviennent à l'esprit. Nos visages changent et nous redevons sérieux. Regardons des enfants jouant aux adultes, leurs petites mines changent. Je vais faire semblant d'être un avocat. A l'instant, son visage se transforme et l'expression d'un adulte prend le dessus.
Nous sommes encore des enfants mais nous avons perdu notre liberté, et nous la recherchons éperdument. Mais en observant notre vie, nous voyons que la plupart du temps nous agissons simplement pour faire plaisir à autrui, pour être accepté par les autres, plutôt que de vivre notre vie pour nous faire plaisir à nous-même. Et c'est ainsi que 999 sur 1000 sont complètement domestiqués. Le pire étant que la plupart d'entre nous n'en sont même pas conscients. Quelque chose nous le murmure... mais nous ne comprenons pas.
La première étape vers la liberté est donc la prise de conscience.

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